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Co-construction et culture managériale

3d small people - concept of creating

Force est de constater que la véritable co-construction ne fait pas partie de notre culture managériale.  Souvent, on bricole. Pour entrer dans une logique de co-construction, il est notamment nécessaire pour les dirigeants et les responsables d’écouter. Écouter, c’est souvent frustrant. Écouter, c’est aussi fatigant. De plus, la co-construction nécessite du temps. Or généralement, du temps, … on en manque !

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Subir ou oser ?

Pourtant, il arrive parfois – c’est le cas de tout responsable qui ne se résout pas à subir les événements – que vous vous questionniez sur l’adaptation de votre organisation ? sur son fonctionnement ? sur son organisation ? sur son optimisation ? …

Vous vous demandez comment trouver des réponses concrètes et surtout durables ?  Comment travailler mieux avec telles autres entités : entreprises ou institution … ?

La réalité des organisations

La difficulté, c’est que l’organisation n’est pas un tout homogène et cohérent … elle est un ensemble dans lequel s’oppose et s’affronte une multiplicité de points de vue dont la convergence n’a rien de spontané. Le constat essentiel, tiré de la réalité quotidienne des organisations qui porte sur le fonctionnement ou sur les changements qui pourraient intervenir, est la coexistence d’une pluralité de points de vue.

A demain.

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Du discours à la pratique

J’ai déjà dit, dans des publications précédentes à maintes reprises que, face à la complexité et à l’incertitude, il était nécessaire  de PENSER et AGIR AUTREMENT.

Or de nombreuses entreprises et organisations font allusion à l’intelligence collective et à la co-construction quand leurs pratiques se résument bien souvent à la consultation ou à la concertation.

Résister ne suffit plus

Ce faisant, je crains qu’en réalité, elles renâclent à adopter des pratiques qu’elles encensent par ailleurs. Il est, en effet bien confortable, de rester dans sa zone de confiance. Mais l’approche traditionnelle – Command & Control/Top-Down – échouera à transformer les représentations des parties prenantes et chacun continuera à défendre sa propre définition de la réalité.

Volonté et savoir faire

Pour développer ces approches, il est important qu’il existe une volonté des dirigeants. Ce ne devrait pas être difficile, tant l’intérêt de ces approches est désormais démontré. La preuve de la volonté de la direction se traduirait par une véritable expérience de co-construction, suivi, si le bien fondé apparaît,  d’une formation  à ces méthodes innovantes.

J’y vois un intérêt majeur, une impulsion forte et un facteur entraînant par le biais de l’exemplarité, déployée par ceux qui sont en situation d’imposer un point de vue. Quelle belle marque de reconnaissance adressée à ses collaborateurs ou parties prenantes, qu’elle que soit l’organisation : institution, entreprise, organisation professionnelle, association ?

Attention, si je me permets de dire tout cela, ce ne sont pas des affirmations gratuites, mais c’est bien parce que j’ai commandé, managé et dirigé pendant ma carrière militaire. Que j’aurais aimé découvrir cette approche innovante avant de quitter le Ministère !

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Émergence de l’intelligence collective

Une connaissance, chef d’entreprise, que je rencontrais il y a quelque temps pour lui présenter notre approche, me dit :  … « Désolé, … vous arrivez trop tard ! Pensez, j’ai un consultant depuis 15 ans. Et ça me suffit. » Vive la routine qui permet de rester dans sa zone de confiance.

Au même moment ou presque, c’était début 2014, j’apprenais la création d’un diplôme universitaire d’intelligence collective à l’université de Cergy- Pontoise (Formation de 1 an/30 jours, facturée de 5500 à 6900 €). Et je viens d’apprendre, il y a quelques jours,  la création d’une chaire d’intelligence collective à ARTEM NANCY, tout près de chez moi !

Depuis bientôt dix ans, je travaille sur le sujet qui est vaste et complexe. J’ai lu beaucoup de livres et consulté sur Internet. J’ai beaucoup vu, comme je le disais dans un post précédent : rien n’est aussi bien pensé que l’approche, sans cesse améliorée, que nous développons. Découverte ou formation.

Découvrir la co-construction et l’intelligence collective

Vous montrer, si vous êtes chef d’entreprise ou directeur, ce qu’est la co-construction en moins 4 heures pour moins de 1000 € ! Vous découvrirez la force d’un processus qui vous surprendra, comme il surprend ceux qui l’ont vécu. Car plus j’avance et plus je me rends compte que beaucoup de personnes sont capables de parler d’intelligence collective, mais bien peu la vive réellement ! Et vous constaterez que, contrairement à une affirmation gratuite relevée récemment, il existe bien une méthode pour améliorer l’adaptation des organisations, en douceur et en sécurité.

Acquérir l’autonomie pour co-construire

Vous apprendre à pêcher en 48 heures ! En effet, formés au processus de co-construction qui fait émerger l’intelligence collective, vous pourrez en user à votre convenance pour traiter les sujets importants, souvent complexes, pour développer une véritable coopération, pour vous adapter aux multiples évolutions ou pour faire grandir vos collaborateurs ou parties prenantes.

Grâce à une formation-action de 48 heures sans blabla, pour moins de 1000 €, vous aurez tout compris de la co-construction qui permet à l’intelligence collective d’émerger dans les entreprises, les organisations et les associations.

Que vous soyez chef d’entreprise, directeur dans la fonction publique nationale ou territoriale, consultant ou coach, … je vous montrerai comment valoriser les autres, le collectif pour grandir ensemble avec un processus qui permet à chaque participant de se concentrer et d’accéder progressivement à un niveau de conscience supérieur.

Je suis persuadé d’avoir vu une lumière que vous n’avez pas forcément encore vue ? Je vous dis donc à bientôt.

Partage du pouvoir

J’entends et je lis ici et la qu’il faudrait partager le pouvoir !
C’est une belle bêtise de partager le pouvoir … car le pouvoir entraine la responsabilité de celui qui le détient.
Qui sera donc responsable si on partage le pouvoir ???

Avec notre approche, pas question de partager le pouvoir, mais d’apprendre aux responsables à associer les collaborateurs ou citoyens à la réflexion collective amont de la décision. Et ça change TOUT : plus de SENS, plus de CONFIANCE, plus d’AGILITE, plus d’ENGAGEMENT.

L’illusion des présidents de région

Un journal rapportait récemment … «Ceux-ci pensent qu’ils peuvent « doubler » le gouvernement qu’ils jugent « trop lent » et pas suffisamment « agile » et « pragmatique ». « Peut-on aller plus vite que l’État ? » se demandent-ils.

Voilà l’organisation pyramidale dans toute sa splendeur : dans une concurrence / compétition permanente, chaque échelon subalterne est persuadé qu’il peut faire mieux que l’échelon supérieur ! Ce n’est pas nécessairement inexact ici ou là. Mais c’est bien la rigidité des organisations qui les empêchent de s’adapter, et cette rigidité est tout le contraire de l’agilité.

Ils sont dans les jeux de pouvoir, les croyances et préjugés, les biais cognitifs, … leur niveau de conscience les aveugle.

Mais ont-ils conscience, ces présidents de région, que les conseils départementaux risquent de partager le même point de vue à leur égard … et à leur dépend sur bon nombre de sujets communs.Et que dire du dernier échelon, les communes. Ne pensent-elles pas souvent qu’elles déplorent l’inertie des départements, régions et de leurs institutions pour une meilleure réponse aux problèmes de leur commune.

Chacun est toujours persuadé qu’il ferait mieux que l’autre (biais de surconfiance)
Et que dire des citoyens mécontents … ?

Pour sortir de cette compétition permanente et souvent stérile, en France comme en Europe, il est nécessaire de faire évoluer sa vision avec la gouvernance de l’intelligence collective : plus de sens, de confiance, d’agilité et d’engagement durable.

Et si je vous disais que je ne jette pas le modèle pyramidal pour autant !!!

Penser autrement

Mine de rien, ce petit virus est en train de bousculer nos convictions personnelles ainsi que nos valeurs collectives. Il est grand temps de penser et d’agir AUTREMENT, collectivement, pour résoudre tous nos problèmes du moment, sans les reporter sur les générations suivantes.

Penser autrement, individuellement, c’est être capable de penser par soi-même pour s’extraire des dogmes religieux, philosophiques ou même scientifiques.
Mais surtout, pour être capable de mieux distinguer le vrai du faux. En effet, aujourd’hui n’importe qui peut publier n’importe quoi en lui donnant l’apparence d’être vrai.

L’école (et les média) apprend beaucoup : à travailler dur, à retenir ce qu’on nous apprend, à avoir de bonnes notes, à réussir nos examens pour réussir dans la vie … J’y suis passé avec succès.
Hélas, … ce que l’école ne nous apprend pas, c’est de remettre en question ce que nous avons appris.

« La capacité a comprendre ou à penser différemment est plus importante que le savoir acquis » D Bohm 1993

Édouard Philippe au bout du rouleau ?


Je n’y crois pas les difficultés forgent le caractère. A force de travail, d’écoute et de consultations, il n’a jamais été aussi percutant et sur de lui. Il a compris que, même en zone d’incertitude, un chef devait prendre des décisions, mais que celles-ci devaient tenir compte de l’incertitude quant à la vivacité du virus. De ce fait, il donne l’impression de faire de l’ombre au président.


Mais Macron perdrait beaucoup en le priant de laisser sa place. Il perdrait l’homme et combien de sénateurs et de députés et … d’électeurs ????
A mon humble avis, ce serait une grave erreur de jugement.

Toute décision, en particulier politique, prise dans un contexte d’incertitude est difficile à prendre, car complexe, et a forcément une portée limitée dans le temps. Elle peut – et doit – être remise en cause dès lors que la situation change.
Dans l’incertitude qui caractérise le moment que nous vivons, le premier Ministre a eu le courage d’annoncer des décisions en précisant qu’elles pouvaient être remise en cause en fonction de la REALITE de l’agressivité du virus et donc du comportement des français !

Voilà pourquoi nous avons formé et nous formons des centaines de dirigeants, des managers, des consultants et des coachs à notre méthode qui permet de prendre des décisions dans la complexité et l’incertitude !

Déclaration d’intention

Je me suis amusé à compulser les déclarations des candidats aux municipales. L’envie de faire participer est présente, encore leur faudrait-il le SAVOIR FAIRE !

« L’élection municipale de 2020 doit marquer le début d’une aventure humaine. Cette belle aventure collective et inédite sera fondée sur des relations de confiance retissées grâce à une nouvelle équipe municipale.
Le maire a la responsabilité d’être attentif à chacune et à chacun. Un maire agit pour améliorer la vie quotidienne de ses concitoyens, dynamiser sa ville et définir un cap clair avec son équipe. Je serai ce maire sincère et responsable dont XXX a besoin.
Nous assurerons à chacun le droit le plus élémentaire à la sécurité et à la tranquillité. Nous ferons respecter la loi pour une ville plus propre, plus sûre et sereine. Nous construirons les solidarités nouvelles pour garantir à tous les conditions d’une vie digne et défendre votre pouvoir d’achat. Nous protégerons les plus vulnérables par une ville plus humaine. Chaque âge de la vie sera accompagné pour garantir l’accès aux droits et promouvoir l’autonomie. Par la culture et le sport, nous favoriserons l’épanouissement des plus jeunes. Nous soutiendrons les personnes âgées et les aidants. Nous encouragerons le lien inter-générationnel.
Notre ambition, réussir ensemble une transition écologique planifiée et faire de XXX une ville exemplaire pour l’écologie pour protéger chacun, notamment les plus fragiles, des effets du réchauffement climatique, pour mieux se déplacer et jouir d’une qualité de vie confortée.
Nous défendrons XXX comme lieu de vie et d’activités qui redonne la parole aux habitants, qui retrouve le dynamisme de son centre-ville, qui rayonne par sa culture, ses clubs sportifs et ses associations. Nous ferons enfin entendre votre voix à la Métropole.
Je souhaite votre confiance. »

C’est beau, n’est-ce-pas ? La réalité est autre.

Toujours la pensée binaire

Le débat sur le tracking est lancé … d’ici, j’aperçois un débat théorique entre les tenants de la liberté et ceux de la sécurité (pensée binaire) … qui va faire exploser la modeste cohésion existante.
Pour être efficace, l’acceptation du tracking doit accorder en échange la liberté de circuler, voilà tout.

De toutes part, on en vient souvent à l’affrontement. En politique par exemple ….

La crise sanitaire ravive les tensions entre chaînes privées et publiques

Et pourtant nous aurons à concilier mondialisation et de dé-mondialisation pour se protéger, et croissance et décroissance pour sauver l’Homme … bref, à chaque fois, des points de vue différents vont s’affronter.

Sauf s’ils se décident à découvrir la pensée complexe et la co-construction !

On est loin de la morphine pour prolonger le Néo-taylorisme, je veux parler des post-its !

Covid et communauté de destin

Avant le COVID, nous vivions déjà dans une société peu armée pour affronter l’incertitude et la complexité. Nous vivions dans une société qui multipliait les égoïsmes et détruisait les solidarités.

Le COVID est en train de nous faire – peut-être – prendre conscience qu’en fait, nous sommes vraiment une communauté de destin.

Espérons que la fin de la pandémie – si elle advient – ne nous fera pas retomber dans l’ornière, ce serait tellement facile de reprendre toutes les habitudes, les bonnes et les moins bonnes.

Tout le monde parle de changement de paradigme. A mon sens, le premier pas pour comprendre le changement de paradigme réside dans l’éducation de l’Homme, dans l’actualisation de ses connaissances.

La crise doit conduire à un changement de la relation entre les Hommes.

Pour ce faire, il faut, partout, enseigner la complexité et la pensée complexe. En effet, combien de nos compatriotes, hommes politiques, journalistes ou simples citoyens en sont encore à la pensée simple et binaire … et à l’égocentrisme.

Un citoyen qui aura compris la complexité … deviendra réellement majeur. Pourquoi me direz-vous ? Parce qu’il comprendra alors mieux ce qu’il sait et … ce qu’il ne sait pas. Il ne singera plus ces hommes prétentieux qui croient tout savoir alors qu’ils confondent leurs ressentis et leurs croyances avec la connaissance. Ces individus pullulent sur les réseaux sociaux.

De même, un responsable qui a compris la complexité ne décidera plus de la même manière que celui qui l’ignore. Il sait qu’il doit s’accorder du temps pour construire, mieux co-construire ensemble une vision holistique et systémique.

Bref, diriger avec la complexité n’est pas une option, mais un impératif éthique et pragmatique. Éthique, parce que toute décision affecte la vie d’autres hommes, voire de communautés entières. Pragmatique, car elle améliore l’efficacité des décisions.

Apprendre à traiter la complexité permet de développer la confiance dans les équipes. Or, la confiance constitue le facteur clé de la performance dans le monde complexe et incertain que tous les responsables investis d’un pouvoir auront de plus en plus à affronter.

La crise pose aussi en termes nouveaux la question démocratique.

Espérons que nos dirigeants politiques et économiques comprendront leur devoir moral qui va dans le sens de leur propre intérêt.