L’excellence décisionnelle est étroitement liée à la culture de l’organisation

Créer une véritable intelligence collective requiert en effet certaines postures de management et l’existence d’un climat de confiance propice à libérer la parole des collaborateurs et à créer du sens dans leur travail.

Il est vrai que le poids de l’histoire et notamment tout ce qui fait que les organisations sont performantes aujourd’hui dans l’excellence opérationnelle peut créer un paradoxe car les managers doivent continuer à décider seuls pour les situations courantes mais accepter de faire exactement l’inverse dans les situations complexes.

Pour que l’excellence décisionnelle devienne une réalité dans ces cas de figure, la culture de l’entreprise doit intégrer des valeurs fortes telles que la transparence, le droit à l’erreur, la reconnaissance individuelle, l’écoute et l’humilité. La parole doit être non seulement libérée mais aussi distribuée car l’hybridation ne peut venir que d’un tour de table complet et pas uniquement des collaborateurs habitués à se mettre en avant. Chaque personne doit pouvoir s’exprimer car ce sont les talents de chacun qui créent l’intelligence collective.

Adopter une culture centrée sur cette dimension de co-construction est assurément l’avenir pour toutes les entreprises. Les managers n’ont pas nécessairement besoin de devenir des super-héros pour cela mais simplement de s’organiser pour consacrer suffisamment de temps à l’écoute de leurs équipes afin d’interagir avec elles de manière qualitative. C’est ainsi que les organisations pourront se recentrer sur la confiance et la revalorisation du sens au travail.

Toujours plus de la même chose

Jean Castex s’est déclaré premier ministre des territoires. Dont acte …

« Libérer les territoires, c’est libérer les énergies. C’est faire le pari de l’intelligence collective »

Des propos de Jean Castex qui sonnent juste, malheureusement les décisions et les actes ne suivent pas !!!

Facile de parler d’intelligence collective, la mettre en œuvre est bien plus complexe.

La volonté, c’est bien, mais le savoir-faire, c’est mieux !

« Dans cette époque où la volonté n’est plus enseignée et où l’on recours à des béquilles – médicaments, antidépresseurs , anxiolytiques, somnifères, tisanes, huiles essentielles, homéopathie, coachs, psy, conseillers en développement personnels, … – il faut rappeler que le VOULOIR EST UNE PUISSANCE qui se construit comme un outil efficace et performant. » M Onfray

C’est ce que Macron a démontré dans son livre de 2016 Révolution. Il a la volonté de mieux faire participer les français à la marche du pays.

Sauf que la volonté ne suffit pas comme en témoignent les deux tentatives courageuses qui se sont soldées par un échec – le Grand Débat – où par un demi-échec – la CCC.

Des lors, lorsque j’entends que le President veut reproduire les Conventions Citoyennes, les bras m’en tombent.
Bilan de la CCC :

  1. Aucune légitimité du tirage au sort par rapport aux élus,
  2. Coût exorbitant : 5 millions d’€,
  3. Réflexion hors sol, hors RÉALITÉ,
  4. Propositions essentiellement punitives.

C’est au niveau local qu’il faut associer les citoyens volontaires – et non tirés au sort – à la réflexion sur tous les sujets complexes.

Formez-vous a notre approche et vous comprendrez !

L’insécurité

Tous les majors de la politique se sont jetés ce week-end sur ce thème, avec un discours stéréotypé : « Des actes, des actes et des actes, demandent-ils au ministre de l’Intérieur. »

Mais combien ont vu que le problème ne se situe pas au niveau du ministre de l’Intérieur ? Sarkozy lui-même n’a pas eu un succès mémorable ! Gérard Larcher peut clamer que « cette politique n’est pas la nôtre. » Cette insécurité vient de loin et la droite n’a guère brillé sur le sujet au temps où elle était au pouvoir. Les discours martiaux sont quasiment sans effets.

Une vision holistique leur permettraient de changer de lunettes.!Ils verraient ainsi que le bât blesse essentiellement au niveau de la Justice … qui n’est toutefois pas responsable eu égard à la part budgétaire qui lui revient depuis des décennies. Encore qu’un amélioration du budget ne soit la panacée.

On a affaire à une déficience de la politique sécuritaire globale. Sauf que ces responsables politiques en sont encore et toujours à une pensée binaire … celle du yaka, YAKA agir ! Ne savent-ils pas que la performance opérationnelle résulte de l’excellence décisionnelle ?

Et les grands discours et toutes les allusions aux valeurs ne résoudront rien car il s’agit d’un sujet très COMPLEXE qui met en jeu non seulement le gouvernement et ses ministères, mais aussi le Conseil Constitutionnel et la Cour de Cassation et de bien autres intervenants.

Malheureusement, le volontarisme de l’exécutif dans la lutte contre l’insécurité ne suffira pas. Il faut plus que le vouloir, … il faut le savoir et le savoir, c’est la gouvernance de l’intelligence collective.

L’ordre républicain n’est ni de droite ni de gauche !!!

Changement et petits pas

Des spécialistes du changement proposent au Président de la République des solutions dépassées, à contretemps. En voici un exemple …

Des propositions à contretemps, par exemple :  » Le fait de co-construire cette vision de la France de demain avec vos interlocuteurs pour les embarquer avec vous, et vous positionner en leader « . Embarquer la France, n’est pas embarquer une entreprise ! La vision est une approche trop idéaliste et théorique pour développer le changement …

En outre, co-construire une vision de la France nécessiterait sans doute un temps dont le gouvernement ne dispose pas. Mieux vaut réfléchir, sur chaque sujet, à quoi faire en pratique, mieux vaut une approche basée sur les petits pats prenant en compte la réalité.

L’exemple de l’échec de Nicolas Hulot est éloquent. Idéaliste, il n’a pas pu, ou pas su (!) mettre en œuvre le changement auquel il rêvait. C’est l’idéalisme même qui empêche les idéalistes de servir la cause à laquelle ils sont attachés.

`Dans son livre Révolution, notre président était aussi idéaliste, il a énoncé une vision pour la France, sa vision, impossible à mettre en œuvre depuis qu’il est confronté aux réalités du pays.

Partir de là où le monde est, tel qu’il est, et non tel que je le voudrais, c’est cela la méthode des petits pas !

La betterave et la complexité

En 2016, Barbara Pompili exulte … la France, premier pays à interdire l’insecticide néonicotinoïde.

Belle ILLUSION !

2020, c’est une année désastreuse pour les betteraviers, la récolte est anéantie.

Dans l’urgence pour rattraper l’illusion, le gouvernement vient de présenter un projet de loi qui permet de réintroduire l’insecticide néonicotinoïde pour soutenir la culture de la betterave.

Une action était indispensable pour lutter contre les effets néfastes des néonicotinoïdes. Mais une pensée complexe aurait permis de prendre une décision moins exclusive.

Projet de loi pour lutter contre les « séparatismes »


Ce serait dommage que notre Président oublie que « La loi ne peut pas tout faire, tout encadrer ». Lui qui déclarait en 2016 dans son livre Révolution… « la loi ne peut pas tout » !

A sa décharge, la France n’a toujours pas pris ses distances avec le colbertisme, pour ne pas dire le royalisme !

Pour preuve la réactivation d’un haut-commissariat au Plan !!!

Il faut sortir des paroles et des promesses qui, en fait, ne changent rien. Or, pour redonner confiance aux citoyens, il faut repartir de la base, de la RÉALITÉ, et tous les élus doivent s’y coller !

T‪RIBUNE. #NousLesPremiers : élus, personnalités publiques ou citoyens, ils s’adressent à Emmanuel Macron pour dessiner le monde d’après https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/tribune-nouslespremiers-elus-personnalites-publiques-ou-citoyens-ils-s-adressent-a-emmanuel-macron-pour-dessiner-le-monde-dapres_3937031.html via @franceinfo‬

Ces idées, pour intéressantes quelles soient, portent en elles un DEFAUT MAJEUR : celui de juxtaposer le long terme (fabrique de la transition, la tête dans les nuages) et le cours terme (fonctionnement courant , les pieds dans la boue). La spécialisation de la Transition est pour moi un NON-SENS.
A mon sens, c’est à la responsabilité des élus (comme de tout dirigeant) qu’incombe cette double approche court et long terme pour donner plus de cohérence à des réflexions en prise directes sur la REALITE.
Dans le cas contraire, on risque de revenir au Grand (et triste) Débat !

Tout leader d’aujourd’hui (politique, privé ou public) doit savoir concilier deux approches opposées et contradictoires pour maîtriser la complexité et l’incertitude : une basée sur le contrôle qu’il maîtrise totalement et l’autre nouvelle, plus délicate, basée sur le lâcher prise.
Pour cela, je vous ferai découvrir un changement de paradigme managérial et la gouvernance de l’intelligence collective : engagement, agilité, confiance, le tout dans la durabilité.

Liberté individuelle : danger

La conception de la liberté individuelle qui prévaut en France menace tous les garde-fous et les contraintes imposées par la République.
Le collectif, pour exister, a besoin minimum de ciment.
Ci-dessous, vous trouverez deux exemples de décisions absurdes dans lesquelles le collectif est bafoué au profit de la liberté individuelle.

Voici les deux exemples que je livre à votre réflexion :

  • Le Conseil Constitutionnel a censuré un projet de loi du Gouvernement ayant trait à des mesures de sûreté à appliquer à l’issue de l’incarcération de terroristes condamnés à au moins cinq ans de prison au motif qu’elles étaient « liberticides ». Il préfère donner des garanties en termes de droits individuels à des sortants de prison potentiellement dangereux au détriment de la sécurité des Français !
  • La Cour de Cassation déclare que : « … le principe de laïcité instauré par l’article 1er de la Constitution … n’est pas applicable aux salariés des employeurs de droit privé qui ne gèrent pas un service public ». Elle autorise ainsi une employée à porter le voile au sein de l’entreprise !

Dans les deux cas, ces institutions ont privilégié des DROITS INDIVIDUELS au détriment du DROIT COLLECTIF.

A quand l’excellence décisionnelle ???

La complexité

La complexité a toujours le dernier mot ! Généralement, quand elle se venge, celui qui a pris la décision est parti. C’est souvent le cas en politique.

Dans cet exemple exceptionnel, loi Biodiversité, celle qui a voulu tout interdire des insecticides NNI par la loi en 2016, est revenue aux affaires récemment.

Lisez comme elle se berçait d’ILLUSIONS à l’époque !

Ce n’est pas un accident passager. Aujourd’hui, c’est tout un pan de l’agriculture, fer de lance de nos exportations, qui est aux abois.
Il en va toujours ainsi quand une décision complexe ne prend pas en compte la REALITE.
Décider dans la complexité, c’est ce que je vous apprends !

https://lnkd.in/dVrJjvc

Les mots et leur sens

Pourquoi je ne parle plus d’intelligence collective, terme galvaudé par tous ceux qui en parlent sans savoir exactement, mais de gouvernance de l’intelligence collective ? Parce que mon propos s’adresse d’abord à des responsables.

Avec notre approche globale de la gouvernance de l’intelligence collective, je vous expliquerai, d’abord, qu’il ne s’agit pas de « partage du pouvoir », ni de « décision collective », ni de « recherche de consensus », ni de « pratiquer les Post-It » !

L’originalité de notre approche consiste, après vous avoir expliqué et initié, à vous délivrer nos méthodes et processus vous permettant de faire, seul, de l’intelligence collective une réalité dans votre organisation.