Toujours la pensée binaire

Le débat sur le tracking est lancé … d’ici, j’aperçois un débat théorique entre les tenants de la liberté et ceux de la sécurité (pensée binaire) … qui va faire exploser la modeste cohésion existante.
Pour être efficace, l’acceptation du tracking doit accorder en échange la liberté de circuler, voilà tout.

De toutes part, on en vient souvent à l’affrontement. En politique par exemple ….

La crise sanitaire ravive les tensions entre chaînes privées et publiques

Et pourtant nous aurons à concilier mondialisation et de dé-mondialisation pour se protéger, et croissance et décroissance pour sauver l’Homme … bref, à chaque fois, des points de vue différents vont s’affronter.

Sauf s’ils se décident à découvrir la pensée complexe et la co-construction !

On est loin de la morphine pour prolonger le Néo-taylorisme, je veux parler des post-its !

Covid et communauté de destin

Avant le COVID, nous vivions déjà dans une société peu armée pour affronter l’incertitude et la complexité. Nous vivions dans une société qui multipliait les égoïsmes et détruisait les solidarités.

Le COVID est en train de nous faire – peut-être – prendre conscience qu’en fait, nous sommes vraiment une communauté de destin.

Espérons que la fin de la pandémie – si elle advient – ne nous fera pas retomber dans l’ornière, ce serait tellement facile de reprendre toutes les habitudes, les bonnes et les moins bonnes.

Tout le monde parle de changement de paradigme. A mon sens, le premier pas pour comprendre le changement de paradigme réside dans l’éducation de l’Homme, dans l’actualisation de ses connaissances.

La crise doit conduire à un changement de la relation entre les Hommes.

Pour ce faire, il faut, partout, enseigner la complexité et la pensée complexe. En effet, combien de nos compatriotes, hommes politiques, journalistes ou simples citoyens en sont encore à la pensée simple et binaire … et à l’égocentrisme.

Un citoyen qui aura compris la complexité … deviendra réellement majeur. Pourquoi me direz-vous ? Parce qu’il comprendra alors mieux ce qu’il sait et … ce qu’il ne sait pas. Il ne singera plus ces hommes prétentieux qui croient tout savoir alors qu’ils confondent leurs ressentis et leurs croyances avec la connaissance. Ces individus pullulent sur les réseaux sociaux.

De même, un responsable qui a compris la complexité ne décidera plus de la même manière que celui qui l’ignore. Il sait qu’il doit s’accorder du temps pour construire, mieux co-construire ensemble une vision holistique et systémique.

Bref, diriger avec la complexité n’est pas une option, mais un impératif éthique et pragmatique. Éthique, parce que toute décision affecte la vie d’autres hommes, voire de communautés entières. Pragmatique, car elle améliore l’efficacité des décisions.

Apprendre à traiter la complexité permet de développer la confiance dans les équipes. Or, la confiance constitue le facteur clé de la performance dans le monde complexe et incertain que tous les responsables investis d’un pouvoir auront de plus en plus à affronter.

La crise pose aussi en termes nouveaux la question démocratique.

Espérons que nos dirigeants politiques et économiques comprendront leur devoir moral qui va dans le sens de leur propre intérêt.

Stock de crise

Les stocks du temps de crise assurent l’autonomie des gouvernants lorsqu’une crise survient. Ce n’est pas quand il pleut qu’on dégage les ressources pour acheter un parapluie.

Encore faut-il s’accorder sur la menace et sur la réponse qu’on veut lui apporter COLLECTIVEMENT.

Bien sûr, constituer un stock de crise n’est pas un jeu d’enfant. Sont nécessaires :

Un, un accord politique national – gouvernement, mais aussi députés et sénateurs qui voteront un budget. Cet accord doit donc porter sur les articles et le volume à entretenir.

Deux, la désignation d’un gestionnaire de stock qui, en permanence s’assurera du bon niveau du stock, compte-tenu des consommations et dû vieillissement du stock.

Trois, l’établissement de règles qui définissent les conditions de distribution occasionnelle ou générale.

Dans le cas du Covid, rien de tous cela n’avait été fait :

⁃ Accord national : néant

⁃ Gestionnaire : néant

⁃ Règles de gestion : néant

Le gouvernement a donc été surpris par le Covid. Et, contrairement à l’Allemagne, la fourmi, il n’a pas disposé instantanément du matériel nécessaire !

Acheter des respirateurs ou des masques au moment où tous les pays font de même … une folie.

Si vis pacem, para bellum !

Webinaires : Engager votre équipe dans l’excellence décisionnelle – Excellence décisionnelle – Agilité – Performance – Engagement

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Prise de décision complexe

Un responsable confronté à la complexité ne pourra pas prendre une décision avec certitude. Il ne pourra s’inspirer que de son intuition ou de sa conviction.

C’est bien ce qu’est en train d’expérimenter le President !

C’est ce que nous apprenons avec notre méthode expérimentée depuis dix ans. Nous apportons des SAVOIR FAIRE NOUVEAUX.

Des centaines de dirigeants, de managers, de consultants et de coaches déjà formés.

La pyramide (III)

Dis papa, c’est quoi la complexité… ? Elle est partout mon fils et la maîtriser constitue le challenge du XXIéme siècle.

En voici un bel exemple :

Chacun de ces organismes, petit ou grand, représente une pyramide. A la tête de chaque pyramide des « sages » en costume ne veulent rien lâcher de leur certitude. Nous vivons dans une société de compétition où ceux qui se contrôlent le mieux – ceux qui n’acceptent pas leur double condition sage et singe – sont les vainqueurs.

Un dirigeant qui suppose une relation linéaire entre réduction des effectifs et une amélioration de la rentabilité se trompe. Tôt ou tard, le plan de restructuration fera apparaître des questions inattendues. Au final, les coûts de la non prise en compte de la complexité apparaîtront.

D’où mon plaidoyer pour la co-construction qui permet de prendre en compte la complexité dans un processus amont qui sécurisera la prise de décision.

La pyramide (II)

A partir d’une approche Sage/Singe, on peut dire que nous vivons tous deux existences :

– celle d’un personnage social, qui permet de se protéger et d’être reconnu,

– celle du personnage aux instincts incontrôlables qui continuent à exister malgré nos tentatives de les ignorer.

A la tête de chacune des pyramides les sages en costume ne veulent pas perdre leur rôle. C’est le Néo-taylorisme … contrôler, toujours contrôler. Un peu de humilité leur permettrait d’entendre la réalité, la réalité multidimensionnelle, pas celle de leur tour d’ivoire.

La crise systémique que nous traversons pourrait amener à une meilleure prise de conscience. L’approche Sage et Singe pourrait nous y aider !

Une chose me semble certaine : pour reconstruire nos organisations, pour construire ce nouveau monde, nous aurons absolument besoin de moins d’EGOCENTRISME et de plus d’HUMILITE.

La pyramide*

La pyramide – 95% des organisations fonctionnent selon ce modèle – est le meilleur modèle pour exécuter une décision, mais le pire système pour concevoir une décision complexe.

Voici pourquoi nous développons une approche Ordre & Chaos pour sortir du néo-taylorisme et faire émerger plus d’intelligence collective.
« Le management de l’intelligence collective est le socle sur lequel repose le Command & Control. » O Zara

Nous formons chefs d’entreprise, directeurs d’administration, consultants et coaches.

* Pyramide = techno-structure

Découvrir l’excellence décisionnelle

Après la crise de 2008, certains ont parlé de changement de paradigme … las, il n’en n’a rien été. On a repris tranquillement les affaires comme avant.

Cette fois-ci, nous sommes, nous serons aux prises avec une crise systémique… c’est l’occasion d’un véritable changement de paradigme.

Changer notre façon de penser et d’agir, voici le challenge. Sur tous les dossiers, sur toutes les activités, il nous faut revenir à l’ESSENTIEL.

Mauvais exemple : reporter sans rien changer … Ne faut-il pas, là comme ailleurs, se poser la question de l’essentiel pour prendre du recul par rapport à cette société de paillettes que nous avons construit depuis 50 ans autour du sport ?

Il en va de même du Tour de France … et de sa caravane … Et du Mondial de l’automobile, … et des entreprises et administrations.

Un livre que tout le monde – dirigeant, responsable politique, journaliste, manager – devrait lire : complexité, ordre-chaos, conscience collective, changement de paradigme, … du culte de l’action à une culture de la co-construction

C’est souvent la faute de l’autre

Le coronavirus : les décideurs sont-ils coupables d’impréparation ? Certains, il est vrai, leur reprochent et leur reprocheront !

Et pourtant décider dans l’incertitude et la complexité nécessite des savoir faire nouveaux et la prise de conscience des biais cognitifs qui n’ont pas été enseignés à l’école. Biais de l’excès de confiance, de l’autruche, de l’aversion à l’incertitude, …

Ce n’est pas en rejetant la faute sur l’autre que nous progresserons !