Co-construction et intelligence collective

Faire émerger l’intelligence collective dans l’entreprise ou dans l’organisation publique nécessite, rien de moins, que penser et d’agir autrement.

Je viens de survoler quelques sites qui parlent d’intelligence collective et qui m’amènent à donner de la voix. Faire émerger l’intelligence collective dans l’entreprise ou dans l’organisation publique nécessite, rien de moins, que penser et d’agir autrement. La pensée occidentale a eu, en effet,  de longue date tendance à privilégier la réflexion individuelle.

Ce que n’est pas la co-construction

Avec elle, on sort du schéma traditionnel « Diagnostic – Pronostic – Thérapeutique ». Elle n’est  par ailleurs ni la CONSULTATION, ni la CONCERTATION, ni la PARTICIPATION, termes ambigus et souvent sources de désenchantement.

Elle n’est pas non plus … jeux agiles, presencing, jeux de rôles, théâtre-forum, jeux d’improvisation ou séances de créativité.

Elle n’est pas non plus 1 + 1 = 3, ou 10 ou 100 comme je le lis ça et là !

Ce qu’est la co-construction

D’abord, elle n’est pas à la portée du premier venu car elle est complexe à mettre en oeuvre. C’est pourquoi nous proposons de l’implémenter à partir des directions. La co-construction est à la fois une démarche, un processus et un résultat.  Pour co-construire, il importe de comprendre pourquoi il est utile et nécessaire de sortir de la verticalité des décisions. Avec elle, on sort des activités traditionnelles habituellement régies par des règles du jeu imposées et on évite les jeux de pouvoirs. Elle n’implique pas, par ailleurs, de décision collective, incompatible avec le fonctionnement normal des entreprises ou des organisations publiques.

Ce qu’apporte la co-construction

Elle permet, entre autres avantages, de :

  • développer la cohésion et l’engagement durable des équipes et des hommes,
  • mieux comprendre et maîtriser la complexité,
  • prendre des décisions éclairées, comprises et acceptées,
  • redonner du sens et des liens,
  • s’adapter au monde qui vient.

Avec notre approche, la co-construction n’est pas un virus qui contamine votre organisation !

A bientôt.

Quand on ne sait pas ce qu’on ne sait pas !

Ces petits conseils vont transformer votre vision de la transformation des organisations et vont vous montrer qu’il existe un moyen pour évoluer simultanément de façon individuelle et collective.

Je réagis ce soir quand je vois une affirmation qui ignore ce dont elle parle. En effet affirmer qu’il n’existe pas de méthode pour améliorer l’adaptation des organisations, c’est faire preuve soit d’ignorance, soit d’autisme.

Co-construction

Je suis bien d’accord pour dire que la transformation commence d’abord par l’Homme, c’est-à-dire vous. Il s’agit là, de la transformation individuelle. Mais il existe bel et bien une méthode de transformation collective adaptable à toutes les organisations, … je veux parler de notre méthode de co-construction, une démarche, un processus et un résultat.

Coopération mature

Je considère d’ailleurs que la co-construction est l’outil d’une véritable coopération mature, pas celle qui est pratiquée depuis un demi-siècle. Une coopération qui met en oeuvre une autre façon de penser et d’agir. Dans l’entreprise, cela s’appelle un leadership partagé.

 

https://www.contrepoints.org/2018/02/13/309551-innovation-transformation-methode-cest

Mieux coopérer

Je réagis aujourd’hui à la lumière des belles paroles qui, une fois de plus, ont été largement entendues lors des différentes cérémonies des vœux pour « qu’ensemble on coopère plus et mieux et qu’on fasse preuve de plus d’intelligence collective. »

Le besoin est, en effet patent, devant les nombreux challenges d’adaptation, au sein :

  •  des entreprises, petites et grandes, qui doivent, simultanément, assurer leur pérennité, et s’adapter,
  • des organisations publiques et des collectivités territoriales, qui doivent assurer des services, en s’adaptant et en optimisant la gestion des crédits alloués par la collectivité nationale ou locale,
  • voire des associations.

Coopération et … COOPÉRATION

Alors, me direz-vous, la coopération est naturelle puisque nous coopérons au quotidien … certes, sauf qu’on le constate tous les jours, elle est, face aux challenges du moment, bien trop embryonnaire. D’ailleurs, on emploie souvent indifféremment des mots (collaboration, concertation, participation, …) qui ne correspondent pas à une véritable coopération.

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Un bel exemple de coopération chez nos frères canadiens !

Co-construction

Pour saisir la notion de véritable coopération, il faut, avant tout, percevoir qu’elle passe par une autre façon de penser et d’agir, d’une part, et sur la capacité à co-construire d’autre part. La co-construction est une solution d’avenir pour dépasser toutes les segmentations verticales (niveaux de responsabilités et de compétences) et horizontales (juxtaposition des fonctions et spécialités), toutes les concurrences stériles en intra et en inter-organisations, ainsi que tous les non-dits.

Co-construire, c’est répondre à la question : Comment des participants ayant des intérêts/des points de vue  différents sont-ils capables d’avoir une vision partagée ?

Dans la pratique, il est possible de co-construire dans tout type d’organisations et sur tous les sujets :

    • Direction – Management :
      • développement de la performance,
      • définition des grands enjeux (faire plus …, faire mieux …, faire moins …,)
      • gouvernance, esprit de coopération entre les acteurs,
      • sécurité,
      • innovation,
    • Mais aussi pour mieux traiter toutes les transitions en cours : économiques, écologiques et sociales, aussi bien dans les domaines du développement territorial, de la santé, de l’éducation, de la démocratie participative, de la recherche, à titre d’exemple.

 Changement d’approche

La véritable coopération est souvent déficiente dans notre mode de fonctionnement parce que nous avons été élevés dans le mythe de la concurrence. Or, il faut faire exactement l’inverse de ce qu’on fait au quotidien. C’est pourquoi nous développons une approche contre-naturelle pour faire émerger cette véritable coopération.

Co-construire, est-ce simple ?

Oui et non, … selon que l’on aura été formé ou pas à ces nouvelles approches. Il faut reconnaître que le sujet est éminemment complexe, car il est nécessaire d’accepter un autre niveau de conscience pour les responsables (entre autres, sortir du cadre habituel et de la pensée linéaire, ralentir, à certains moments, et comprendre l’intérêt d’investir du temps, … ).

L’utilisation d’une démarche de co-construction permet à la fois la prise de la bonne décision et la construction d’une dynamique positive. Mais une chose semble évidente, pour mieux coopérer et co-construire, il faut deux choses :

  • d’abord une volonté qui doit reposer sur une bonne compréhension des enjeux et des intérêts de la véritable coopération,
  • ensuite, une formation pour acquérir le savoir-faire de la co-construction qui ne saurait s’improviser au détriment des organisateurs.

Prendre le temps de sonder les opinions, de recueillir les avis pour en faire une synthèse et arbitrer les décisions, … cela ne suffit plus. Les personnes (salariés, citoyens) ainsi consultés ne se reconnaissant pas dans la décision qui sera prise, vont alors la juger illégitime et verser dans son rejet.

Quelques exemples sortis du terrain

On entend souvent dire … « je le fais déjà, on l’a déjà fait, … », … bien sûr tout le monde coopère déjà, mais il s’agit ici, d’améliorer la coopération dans des conditions innovantes.

Voici donc quelques témoignages de responsables qui ont expérimenté le processus ou la méthode …

Vision partagée, décision éclairée, changement accepté

« J’ai pu apprécier l’originalité de l’approche, la rigueur de ses outils et de son animation. Je n’avais jamais rien vécu de similaire, bien qu’ayant travaillé dans le secteur privé et ayant eu l’occasion de vivre différentes démarches d’accompagnement d’équipes.

Cette séance de réflexion collective m’a permis d’avoir une vision plus juste des attentes et des représentations des participants. Cette séance a permis de développer une meilleure conscience collective. Et ainsi d’ajuster mes propres objectifs à cette conscience nouvelle. »

Une véritable innovation

« Cette méthode est réellement originale par rapport à ce que j’ai pu apprendre en management, et par rapport à ce que je pratiquais au quotidien. Il faut aussi relever que le comportement des collègues qui ont participé a changé, se sentant davantage impliqués et associés.

Dans la perspective de réduction des crédits et des projets de mutualisations des actions qui concernent les collectivités locales, mais aussi les entreprises, elle constitue une méthode que je peux déployer en douceur, au rythme que j’ai choisi. »

Des réunions efficaces

« J’ai vraiment apprécié la formation à cette méthode. J’aime l’intransigeance de la méthode où tout est cadré et la participation de tous optimale. Nous l’appliquons régulièrement au sein de mon bureau d’études sur des sujets relativement complexes demandant l’implication et la réflexion de beaucoup d’entre nous. Mes collaborateurs adhèrent totalement et se sont approprié la méthode. Nous sortons de ces réunions avec des solutions concrètes et efficaces ! »

Élargir son champ de vision

« J’ai été impressionnée de constater que même en n’étant pas experts du sujet, tous les participants ont pu contribuer à aider le porteur du projet à cheminer dans sa vision du sujet, à élargir son champ de vision, mettre en lumière des zones d’ombre inexploitées, être alerté sur des points de vigilance, mesurer l’impact de telle problématique sur une autre, prendre conscience de ses marges de manœuvre et ainsi pouvoir avancer en visualisant les leviers dont il dispose. »

Et si vous adaptiez votre organisation à partir de son sommet ?

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De l’économie industrielle à l’économie de la connaissance

La société européenne est en train de changer de système de croyances jour après jour. On intègre progressivement l’économie de la connaissance à l’économie industrielle. Et aucune force ne pourra arrêter ce processus. Nous changeons tous de niveau de conscience. Or, « On ne résout pas un problème avec les modes de pensées qui l’ont engendré » Albert Einstein.

Innovation managériale

Les méthodes traditionnelles du management des Hommes sont perçues comme de plus en plus obsolètes, mais les organisations éprouveront des difficultés à changer les habitudes tant qu’elles resteront à ne rechercher que l’intelligence de l’exécution (management participatif, management bienveillant, mangement responsable, management par la qualité, lean management, …).

Individualisme, désengagement et complexité

Les deux premiers sont les maux apparents, fréquemment évoqués ; il en existe un autre que nous n’avons pas appris à l’école, je veux parler de la complexité. Je crains en effet que la complexité de nos organisations et de nos environnements demeure invisible à ceux qui n’ont que la pensée cartésienne et le fonctionnement Command & Control comme référence !

Le rêve de tout entrepreneur

Le rêve de beaucoup d’entrepreneurs n’est-il pas d’avoir des employés hautement motivés et engagés. Disposés à faire le nécessaire pour être fiers d’eux-mêmes et de l’entreprise.

Face au surgissement d’un monde nouveau, il devient impératif de penser et d’agir autrement.

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