Quand on ne sait pas ce qu’on ne sait pas !

Ces petits conseils vont transformer votre vision de la transformation des organisations et vont vous montrer qu’il existe un moyen pour évoluer simultanément de façon individuelle et collective.

Je réagis ce soir quand je vois une affirmation qui ignore ce dont elle parle. En effet affirmer qu’il n’existe pas de méthode pour améliorer l’adaptation des organisations, c’est faire preuve soit d’ignorance, soit d’autisme.

Co-construction

Je suis bien d’accord pour dire que la transformation commence d’abord par l’Homme, c’est-à-dire vous. Il s’agit là, de la transformation individuelle. Mais il existe bel et bien une méthode de transformation collective adaptable à toutes les organisations, … je veux parler de notre méthode de co-construction, une démarche, un processus et un résultat.

Coopération mature

Je considère d’ailleurs que la co-construction est l’outil d’une véritable coopération mature, pas celle qui est pratiquée depuis un demi-siècle. Une coopération qui met en oeuvre une autre façon de penser et d’agir. Dans l’entreprise, cela s’appelle un leadership partagé.

 

https://www.contrepoints.org/2018/02/13/309551-innovation-transformation-methode-cest

Mieux coopérer

Je réagis aujourd’hui à la lumière des belles paroles qui, une fois de plus, ont été largement entendues lors des différentes cérémonies des vœux pour « qu’ensemble on coopère plus et mieux et qu’on fasse preuve de plus d’intelligence collective. »

Le besoin est, en effet patent, devant les nombreux challenges d’adaptation, au sein :

  •  des entreprises, petites et grandes, qui doivent, simultanément, assurer leur pérennité, et s’adapter,
  • des organisations publiques et des collectivités territoriales, qui doivent assurer des services, en s’adaptant et en optimisant la gestion des crédits alloués par la collectivité nationale ou locale,
  • voire des associations.

Coopération et … COOPÉRATION

Alors, me direz-vous, la coopération est naturelle puisque nous coopérons au quotidien … certes, sauf qu’on le constate tous les jours, elle est, face aux challenges du moment, bien trop embryonnaire. D’ailleurs, on emploie souvent indifféremment des mots (collaboration, concertation, participation, …) qui ne correspondent pas à une véritable coopération.

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Un bel exemple de coopération chez nos frères canadiens !

Co-construction

Pour saisir la notion de véritable coopération, il faut, avant tout, percevoir qu’elle passe par une autre façon de penser et d’agir, d’une part, et sur la capacité à co-construire d’autre part. La co-construction est une solution d’avenir pour dépasser toutes les segmentations verticales (niveaux de responsabilités et de compétences) et horizontales (juxtaposition des fonctions et spécialités), toutes les concurrences stériles en intra et en inter-organisations, ainsi que tous les non-dits.

Co-construire, c’est répondre à la question : Comment des participants ayant des intérêts/des points de vue  différents sont-ils capables d’avoir une vision partagée ?

Dans la pratique, il est possible de co-construire dans tout type d’organisations et sur tous les sujets :

    • Direction – Management :
      • développement de la performance,
      • définition des grands enjeux (faire plus …, faire mieux …, faire moins …,)
      • gouvernance, esprit de coopération entre les acteurs,
      • sécurité,
      • innovation,
    • Mais aussi pour mieux traiter toutes les transitions en cours : économiques, écologiques et sociales, aussi bien dans les domaines du développement territorial, de la santé, de l’éducation, de la démocratie participative, de la recherche, à titre d’exemple.

 Changement d’approche

La véritable coopération est souvent déficiente dans notre mode de fonctionnement parce que nous avons été élevés dans le mythe de la concurrence. Or, il faut faire exactement l’inverse de ce qu’on fait au quotidien. C’est pourquoi nous développons une approche contre-naturelle pour faire émerger cette véritable coopération.

Co-construire, est-ce simple ?

Oui et non, … selon que l’on aura été formé ou pas à ces nouvelles approches. Il faut reconnaître que le sujet est éminemment complexe, car il est nécessaire d’accepter un autre niveau de conscience pour les responsables (entre autres, sortir du cadre habituel et de la pensée linéaire, ralentir, à certains moments, et comprendre l’intérêt d’investir du temps, … ).

L’utilisation d’une démarche de co-construction permet à la fois la prise de la bonne décision et la construction d’une dynamique positive. Mais une chose semble évidente, pour mieux coopérer et co-construire, il faut deux choses :

  • d’abord une volonté qui doit reposer sur une bonne compréhension des enjeux et des intérêts de la véritable coopération,
  • ensuite, une formation pour acquérir le savoir-faire de la co-construction qui ne saurait s’improviser au détriment des organisateurs.

Prendre le temps de sonder les opinions, de recueillir les avis pour en faire une synthèse et arbitrer les décisions, … cela ne suffit plus. Les personnes (salariés, citoyens) ainsi consultés ne se reconnaissant pas dans la décision qui sera prise, vont alors la juger illégitime et verser dans son rejet.