Gouvernance de l’intelligence collective

Au terme d’un cheminement structuré, la co-construction est une une démarche pragmatique qui permet au responsable d’intégrer dans le processus décisionnel des acteurs qui, antérieurement, en étaient exclus (salariés, citoyens).
C’est un processus volontaire et formalisé par lequel plusieurs acteurs réfléchissent collectivement pour faire émerger de nouvelles idées (ou sur une façon de faire ensemble). La réflexion collective entraîne les acteurs vers des expériences de mise à l’épreuve de la pertinence et de la cohérence de leur argumentation, les amenant à des adaptations et des ajustements.
il n’y a pas de co-construction sans participation, mais toute participation ne suppose pas qu’il y ait co-construction !

Populisme et démocratie

Il devient urgent de prendre le populisme au sérieux !
Car il n’est pas seulement une idéologie. Il secrète aussi une atmosphère malsaine avec la pensée simpliste : en particulier la priorité à donner au face-à-face entre le pouvoir et le peuple, …
Si je m’empare de ce combat, c’est bien pour montrer les dégâts de la pensée binaire, moi qui essaie humblement de développer la pensée complexe … et bien plus !

Que doit être la démocratie ? Il apparaît de jour en jour que notre démocratie « a minima » ne satisfait plus les citoyens qui ont le sentiment de ne pas être correctement représentés et qui veulent participer eux-mêmes, plus et mieux, aux décisions … Il faut apprendre à éviter les incroyables catalogues de demandes et les postures de déni.
Puissent les élus, tous les élus, comprendre l’intérêt de cet apprentissage (complexité, pensée complexe, co-construction) … qui permet de faire grandir les citoyens !

Réfléchir collectivement à partir de questions réfléchies

Nous ne sommes pas très forts pour interroger. Quoi de plus confortable que de ne poser que les questions qui nous arrangent et dont les réponses nous conviennent ? Il y a pourtant plus intelligent et plus productif.

Finalement, poser une question dont on a déjà la réponse, est plutôt improductif lorsque l’on veut avancer et aller plus loin. Alors que questionner différemment, c’est-à-dire autrement que pour valider sa propre vision du monde, est un acte ambitieux et profond.

Notre approche s’inspire de la maïeutique de Socrate. Face à un sujet complexe, par exemple faire participer les citoyens à la vie de la collectivité, la situation se débloquera toujours grâce aux bonnes questions que vous avez pu poser.

« Si j’avais une heure pour résoudre un problème dont ma vie dépendait, je passerais les 55 premières minutes à chercher la meilleure question à me poser, et lorsque je l’aurais trouvée il me suffirait de 5 minutes pour y répondre ». Einstein

l’homme et l’oignon

Au plan individuel, élargir notre conscience  consiste à faire tomber nos limites. Nous serons alors en mesure d’explorer et d’appréhender plus globalement la RÉALITÉ. Ainsi, nous pourrons prendre de bonnes décisions.

Nous sommes enfermés au cœur d’un oignon dont les peaux successives sont autant de strates à franchir …

Des strates, il y en a beaucoup : mon éducation, mon statut familial, ma profession, mes relations sociales, mes croyances, mes convictions, mes a-priori, mon ego, …

Élever sa conscience grâce à un travail collectif s’avère incontestablement plus facile. C’est le but de notre approche contre-naturelle de co-construction.

Contre-vérité

Un professeur associé dans un école de management déclarait récemment :

Pourquoi les entreprises ont tant de mal à faire bouger les lignes ? Car faire évoluer les mentalités prend plus de temps que de mettre en place de nouveaux process.

Balivernes !

Ce professeur éminent ignore sans doute tout de notre méthode de management et son processus de co-construction qui sont bien de nature à faire bouger les lignes et à changer de modèle mental et de paradigme !

Voici d’ailleurs quelques témoignages de consultants, coachs et managers :

  • Le côté « contre-naturel » de la méthode est réellement déroutant pour les dirigeants, mais il est un bon moyen de prendre du recul sur sa propre manière d’agir et de mieux comprendre ses propres collaborateurs.
  • Cette méthode agit sur les interactions entre les participants et modifie les relations entre personnes,
  • Avec la méthode, on peut observer, le temps d’une simple réunion, la transformation radicale de la vision des participants sur le sujet traité,
  • Il s’agit de mobiliser les collectifs comme jamais dans lesquels la nature des relations peut être multiple (hiérarchiques, fonctionnelles, partenariales, …),
  • C’est un outil systémique. En modifiant l’animation des la réunion, on retrouve une incidence sur le fonctionnement de l’organisation toute entière,
  • La pratique permet de constater un développement des compétences relationnelles dans l’analyse de la situation, l’écoute, l’intégration des divergences et la remise en cause de ses propres représentations,